LES FÊTES D'ART


UNE SINGULIÈRE PROFESSION


En 1923, Paul Tissier rencontre M. Donadei, le directeur de la Société des Grands Hôtels de Nice qui lui donne l’opportunité de devenir l’organisateur de fêtes monumentales, comme au temps des Quat’Z’Arts. Il imagine alors construire une sorte de studio polyvalent où des éléments modulaires - basés sur une trame prédéfinie - pourraient être réutilisés selon les thèmes des soirées. En attendant les financements Tissier fait la démonstration de son principe en transformant trois fois le grand hall de l’hôtel Ruhl selon une ambiance romaine, russe puis asiatique.

Le pari de cette première saison niçoise de l'hiver 1924 est un grand succès. Encensé par la presse mondaine, Tissier est rapidement sollicité par différents différentes stations de villégiature ou grands hôtels, d’Ostende à Biarritz, d’Evian à Londres pour lesquels il crée ou recrée ses bals, transformant encore une fois sa carrière autour de cette nouvelle "profession singulière".

Du simple gala de danse aux soirées spectaculaires pour 5 000 personnes, il réalise en deux ans et demi plus d’une centaine de soirées qui lui apportent une réputation grandissante et qu’il finit d’ailleurs par labelliser sous son nom. Aidé par son épouse pour la réalisation des costumes et des poupées offertes aux participantes, il trouve les sujets, compose les programmes, dessine les affiches et les décors : les « Fêtes d’Art de Paul Tissier » prennent l’allure d’une œuvre totale intégrant toutes les disciplines artistiques, musique, peinture, architecture, scénographie, graphisme, chorégraphie.