PRÉSENTATION


Le présent site se veut une restitution du travail de l'association Fêtes d'Art créée par Patrick le Nezet et Stéphane Boudin-Lestienne, sur le patrimoine artistique de Paul (1886-1926) et Gisèle Tissier (1896-1988).

INTRODUCTION


Architecte, aquarelliste, organisateur de fêtes, Paul Tissier apparaît comme un artiste offrant un profil aussi complet que complexe malgré la brièveté de sa carrière. Secondé par son épouse Gisèle, elle-même harpiste de talent et créatrice de mode, leurs parcours croisent une impressionnante galerie de personnages célèbres et apporte un éclairage inédit sur la période. Grâce à une documentation exceptionnelle il est possible de découvrir l’étonnante trajectoire de ce fils d’un imprimeur de l’Yonne devenu une célébrité de la vie mondaine mais aussi un architecte passionné par l’innovation. La vie d’une jeune fille d’une grande famille de la Meuse, enfant prodige, qui devra faire face à l’adversité.

Paul Tissier décède subitement en 1926, à quarante ans, âge où la plupart des architectes entament leur carrière effective. De fait il n’a pas encore à son actif des réalisations suffisamment marquantes pour passer à la postérité. Les fêtes lui ont certes valu une soudaine célébrité et, ironiquement, plus de reconnaissance que son architecture, malgré quelques prix et médailles. Sitôt disparu, l’homme et son œuvre tombent rapidement dans l’oubli.

Mais Gisèle conserve une grande partie de ses archives ainsi que les décors des fêtes et poursuit seule sa carrière. A la fin des années 1980, un passionné, Patrick Le Nézet, met à jour ce fonds qui comporte outre les correspondances, titres, textes, etc. près de 2000 documents (dessins, tirages, reproductions et photographies), quatre cent éléments de décors de fêtes dont les plus grands peuvent mesurer 25x15m, ainsi qu’une centaine de costumes, accessoires, robes de haute couture, etc. Il faut encore y rajouter environ 80 aquarelles et dessins ainsi qu’une centaine de documents sur le bal des Quat’z’Arts.

Cet ensemble exceptionnel constitue un témoignage d’une grande qualité. Il met en évidence deux profils artistiques extrêmement hétérogènes, difficilement classables. Chaque activité, chaque facette, se nourrit des autres. Artistes à métamorphoses, connectés à de nombreuses sphères, Paul et Gisèle Tissier ne peuvent se réduire ni à une biographie, ni à leurs fêtes, à son rôle d’architecte ou à ses qualités de styliste. Au delà de sa curiosité , leur histoire pointe un principe plus profond, propre à qualifier l’époque moderne qui fut la leur : une nature pluridisciplinaire s’adaptant à toutes les circonstances. Cette dernière perspective rend la re-découverte de ces personnages d’autant plus nécessaire et passionnante.